MOINDZA ZA MBOINI
  MOINDZA ZA MBOINI 

En 1990, les membres de l’inya fedezi  la branche Msa Mwigni Nguzo d’iconi s’était réunie chez le grand patriarche Mze Adili à Moroni. Pour discuter du partage du domaine familial Handawa Ndawa. 

 

C'était une réunion importante où des décisions devaient être prises, étaient présent Toihiri Imamou et d’autres personnes. Le Patriarche reste silencieux

 

Alors que j'assistais à la réunion de famille, j'ai remarqué que le patriarche, qui détient une autorité importante au sein de la famille, est resté silencieux tout au long de la réunion. Il semblait qu’il ne voulait pas exprimer son opinion ni prendre position sur le sujet. 

 

Ce silence a créé un sentiment d'anticipation et d'incertitude parmi les membres de la famille. Il a juste dit : « Je ne vois pas de bon œil d’aller déloger des personnes que cette terre leur sert de base pour vivre. Ils n’ont jamais vendu. 

 

Après le départ infructueux de la famille Fedezi, Soilihi Adilî (Rafiki) aborde son père pour avoir plus d’explications.

 

Selon Mze Adili. En 1956, Hector Rivière prétend acheter un terrain de 219 hectares qui fait déjà partie de Handawa Ndawa. Ce dernier était député : il essaie d’intimider la population et cherche à repousser les paysans qui travaillaient dans des parcelles dans cette zone. 

 

Les choses se passent mal, une révolte paysanne enflamme la région.

Ben Ali et  un certain Mwedandzé sont arrêtés par la garde indigène et mis en prison. 

 

Témoignage Mze Adili 

 

 Une délégation de Moindzaza est arrivée à Tananarive, ce jour-là j’étais en congé par hasard. Ils m’ont expliqué la situation qui domine le village et les conséquences provoquées par Hector Rivière.

Je n’ai pas hésité, j’ai pris le bateau avec eux pendant une semaine, nous sommes arrivés aux Comores.

 

 Après avoir allé voir ma mère, je suis parti à Mitsoudjé voir mon oncle Abdalah Boina. Je lui ai relaté l’histoire et il m’a conseillé de prendre un avocat à Mitsoudjé. 

 

Nous avons déposé une plainte. Entre temps, l’affaire a pris une autre dimension et j’ai appelé au calme. Je suis allé voir mon oncle Hamada Nofoumou, il m’a donné plus de détails que c’est une vente avorté. Que des papiers ont été faits pour un morcèlement de parcelle.

 

Cette vente n’a pas été conclue, car Saïd Ahmed Zaki ben Sultan Saïd Ali a inclus des personnes dans l’acte qu’il ne devrait pas. Des personnes n’ont pas voulu signer l’acte de vente,  Aboudou Wa Saïd Bacar car selon lui  il n’était pas un ayant droit . Hamada Nofoumou m’a remis en main propre les documents. L’acte de propriété de Handawa ndawa 

 

Avant de retourner à Madagasca j’ai remis les documents à Toihiri Imamou, mon cousin. J’ai été convoqué à la police le 3 em jours 

 

Pour trouver une solution, j’ai demandé la libération des détenus et j’ai dit au paysan qui avait des biens de reculer en arrière et d’abandonner une partie dont Hector a déjà fait possession illégalement. 

 

 Selon lui, le terrain appartient à la famille et que si nous souhaitons un jour y vivre, vous serez le bienvenu. 

 

Après la mort de Mze Adili en 1997, Curieux et préoccupé par la situation, Soilihi Adili a décidé de contacter Tonton Toihiri Imamou pour plus d'informations. Soilihi Adili savait que son père lui avait confié les documents fonciers importants nécessaires aux démarches administratives. Il était crucial pour lui de récupérer ces documents afin de procéder aux démarches juridiques nécessaires pour déloger Idi Nadhoimu. 

 

À son grand soulagement, Toihiri Imamou a accepté de lui remettre les documents fonciers. Par contre, il doit patienter, car il les a remis à un autre neveu pour une légalisation et qu’en ce moment, il est en froid avec lui. Mais si Soilihi Adili pouvait aller le récupérer, Toihiri Imamou ne s’opposerait pas. 

 

Soilih Adili a fixé un rendez-vous avec son neveu Amana. Soilih Adili a rencontré Amana et ce dernier a accepté de lui donner les documents. Malheureusement, le jour du rendez-vous, Amana n’était pas présente. 

 

Soilih Adili confie à son neveu Mihidhoir Hassani le projet de récupérer les documents.

 

Le hasard fait qu’en 2015 Mihidhoir, de passage à Iconi, notre cousin, lui confie les documents. Mihidhoir contacte Soilihi Adili pour savoir les parcours administratifs à faire. N’ayant pas de l’expérience dans les problèmes fonciers qui frappent le pays, Mihidhoir n’arrivait pas à accomplir cette tâche. Soilih Adili demande au Mihidhoir de remettre le dossier à Hassani Adili en 2016.

Soilih Adili contacte Hassani Adili pour le suivi et mandate un huissier de justice pour l’authentification du document et là l’engagement d’un avocat.

 

Historique 

 

Ma Bedja le tribut Handawa ndawa 

Les Beja sont un groupe de personnes nomades comptant un million et demi de membres qui vivent dans la partie nord-est de la nation africaine du Soudan. L'Est du Soudan est la patrie des Beja depuis l'époque des pharaons, il y a 4 000 ans. Malgré les contacts avec les Égyptiens, ainsi qu'avec les Grecs et les Romains, ce sont finalement les musulmans qui ont finalement eu une impression réelle et durable sur les Beja. Bien que les Beja aient partiellement accepté le christianisme en 500 après J.-C., leur conversion n'était que superficielle et à partir de 640 après J.-C., lorsque les Arabes envahirent le Soudan pour la première fois, les Beja commencèrent à adopter progressivement la foi islamique. Les Arabes n’ont pas conquis le Soudan et, même si de nombreuses tribus Beja ne parlent toujours pas arabe, l’Islam a laissé un impact durable sur leur mode de vie, leurs coutumes et leurs pratiques religieuses.

Il existe un certain nombre de sous-groupes Beja. Parfois, ils sont subdivisés par clan, d'autres fois par langue. Les Hadendoa Beja parlent le bedawiyet, bien que la plupart parlent également l'arabe soudanais.

À quoi ressemblent leurs vies?

Les Hadendoa Bejas sont traditionnellement des Kemit des anciens Égyptiens. Ils sont arrivés aux Comores vers le 7 em siècle pour certains. 

Des recherches anthropologiques approfondies ont été menées sur les tribus égyptiennes à la fin des années 1800 et un certain nombre de crânes de membres de la tribu Hadendoa ont été apportés au Royal College of Surgeons pour être mesurés et étudiés.

Les Hadendoa étaient traditionnellement un peuple pastoral, dirigé par un chef héréditaire, appelé Ma'ahes. 

 

 

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